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Liban-Israël, l’heure de la vérité?

par Jacqueline Amìdi

in www.effedieffe.com, 29-7-2006

http://www.effedieffe.com/interventizeta.php?id=1324&parametro=esteri

 

 

Le bombardement par l’armée israélienne du quartier de Haret Hreik est une «violation du droit humanitaire», c’est-à-dire un crime contre l’humanité, a déclaré dimanche 23 juillet Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l’Onu aux Affaires humanitaires. «C’est horrible. Je ne savais pas qu’ils bombardaient les pâtés de maisons les uns après les autres», a-t-il dit, en visitant le quartier dévasté. «C’est une violation du droit humanitaire»([1]).

Mais le bombardement de Haret Hreik n’est certainement pas le seul qui soit une «violation du droit humanitaire». Et le bombardement de ce quartier n’a sûrement pas eu lieu parce que là «se trouvait le Qg du Hezbollah», selon le misérable alibi que certains journaux et journalistes “embedded” offrent servilement à l’animalité des tueurs israéliens.

Depuis le 12 juillet, en effet, tout le Liban est bombardé, brûlé, détruit, massacré.

Tout le Liban serait-il donc «le Qg du Hezbollah»?

 

 

1. La folie meurtrière d’Israël et son délire de Caïn

 

Vendredi dernier, 21 juillet, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères d’Angleterre, Kim Howells, a critiqué ouvertement la stratégie militaire israélienne, devant des journalistes à Beyrouth. «Ce ne sont pas des frappes chirurgicales. [...] S’ils poursuivent le Hezbollah, il faut viser le Hezbollah, pas l’ensemble de la nation libanaise», a dit le secrétaire d’État, qui effectue une tournée dans la région. Les israéliens «détruisent l’ensemble de l’infrastructure du Liban et tuent énormément de gens». Ces propos – observe L’Orient - Le Jour – «tranchaient avec la position du Premier ministre Tony Blair, qui s’est abstenu soigneusement de critiquer Israël et s’est aligné sans réserve sur la position américaine»([2]).

 

Oui. Désormais la folie meurtrière d’Israël et son délire de Caïn n’ont plus de bornes. Le Liban subit des bombardements “préventifs” contre tout ce qui bouge, contre tout ce qui est vital. À part les infrastructures, les ports et les aéroports (celui de Beyrouth et l’aéroport militaire de Ryaq), les bombardements de ces derniers jours visent les fabriques de tout genre, les dépôts de produits alimentaires, les ambulances, les fourgons de fournitures alimentaires, les voitures civiles et... églises et mosquées. Certains camions bombardés la semaine passée étaient simplement destinés à transporter du ciment et des matériaux de construction, frappés immobiles, à moteur éteint. Donc, tous les prétextes sont bons pour bombarder et détruire. Avec ou sans Hezbollah. Faisant fi à toute convention internationale, Israël fait usage de matériels de guerre défendus, d’armes chimiques etc.

 

Mon Dieu, comme l’histoire est tragiquement répétitive! Durant la révolution française, la racaille jacobine et maçonnique, afin de pouvoir mieux se jeter comme un fauve sur le corps de la France et de la Vendée, poussa de tous ses moyens de propagande à une sorte d’“union sacrée” suscitant le mythe de la “grande peur”. Aujourd’hui on dirait qu’on pousse depuis des années à une même “union sacrée” et à une “grande coalition” de tous les complices autour de la racaille usraélienne (Usraël: le couple des États-voyous Usa-Israël), propageant le mythe analogue d’une “grande peur”, du vaste complot mondial du “terrorisme” contre la suprême et bénéfique perfection de leur “démocratie” à l’iraquienne, qui nous est proposée – tiens tiens! – justement par les deux premiers États-voyous: Usa et  Israël, les véritables et premiers États terroristes d’aujourd’hui.

Alors, contre les truands jacobins et leurs troupes  d’assassins, les paysans vendéens se soulevèrent, prirent le peu d’armes dont ils arrivèrent à disposer et répondirent à l’appel du devoir et de l’honneur chrétien et français. Ils furent finalement écrasés et exterminés. Mais leurs «combats de géants» marquent aujourd’hui encore la route de tout «bon combat».

Aujourd’hui, servata distantia, la Vendée pourrait bien devenir le modèle du Liban.

Sauf que les jacobins d’aujourd’hui – qu’anime le magistère talmudique et sioniste de barbarie – nous prions de les voir finalement vaincus.

Et c’est là que l’histoire prendra un autre tournant.

 

 

2. Guerre contre le Liban: déjà vu

 

Sur France 2, le matin du dimanche 23 juillet, le vicaire patriarcal des maronites à Paris, le père Saïd, raconta cet épisode: vers la moitié des années 50, dans un village maronite du sud tout proche de la frontière israélienne, l’armée israélienne vint “gentiment” demander aux habitants d’abandonner leur village pour «des raisons de sécurité» pendant 48 heures, après quoi ils auraient pu regagner leurs demeures.

Une fois le village abandonné, les israéliens rasent toutes les maisons, détruisent tout le village. Et c’est ainsi que nous avons eu nos déplacés maronites, bien avant les “terroristes” islamistes.

Durant l’invasion israélienne au sud Liban en 1973, je n’oublierai jamais l’image d’une famille entière (de 5 personnes, je crois), père, mère et enfants, dont une petite fille de deux ans, écrasés délibérément à l’intérieur de leur voiture par un char israélien qui passa dessus.

Qui a entendu parler de ces deux épisodes, parmi tant d’autres également étouffés et ignorés?  Le Liban ne faisait pas encore la Une  des journaux!

 

Une amie me dit un jour: «Comment? N’y a-t-il pas de juifs bien?».

«Mais bien sûr que oui. Et grâce à Dieu», lui répondis-je. «Eux, au moins, quand ils témoignent contre les crimes d’Israël, on ne peut pas les accuser d’antisémites!».

Le projet d’envahir, de déstabiliser et de détruire le Liban remonte à bien avant le Hezbollah. Au moins du temps où Sharon, en 1982, était ministre de la défense.

 

«Comme en 1982», relate le 15 juillet dernier l’écrivain et journaliste israélien Uri Avnery, fondateur de Gush Shalom, «même l’opération en cours [contre le Liban] a été planifiée et se déroule en pleine coordination avec les États-Unis.

Comme en 1982, il n’y a pas de doute qu’elle soit coordonnée avec une partie de l’élite libanaise.

Ça c’est le point principal. Le reste est bruit et propagande.

À la veille de l’invasion de 1982, le Secrétaire d’État Alexander Haig dit à Ariel Sharon qu’avant de donner le feu vert à l’opération il était nécessaire une “claire provocation”, qui aurait été tenue pour bonne par le monde»([3]).

 

Quelle fut alors la “provocation”? Celle-ci: un groupe d’Abou Nidal aurait tenté d’assassiner l’ambassadeur d’Israël à Londres.

Quel rapport avec le Liban? Aucun. Pourtant Israël, cette année-là, arrive jusqu’à Beyrouth, semant les mêmes destructions, causant la même effusion de sang de libanais, en somme le même scénario d’aujourd’hui. (En passant, il est temps qu’on sache une fois pour toutes que le massacre de Sabra et Chatila ne fut nullement un massacre “chrétien”, mais intégralement israélien).

 

«Cette fois-ci la provocation nécessaire – poursuit Uri Avnery – a été fournie par la capture, de la part des Hezbollah, de deux soldats israéliens. Tous savent qu’ils ne pourront être libérés si ce n’est à travers un échange de prisonniers. Mais l’énorme campagne militaire, qui depuis des mois était prête à partir, a été vendue au public israélien et international, comme une opération de sauvetage. [...] Naturellement, l’opération en cours a plusieurs cibles secondaires aussi, qui n’aboutiront pas à la libération des prisonniers. Quiconque comprend que cela ne peut s’obtenir avec des actions militaires. Mais il est possible probablement de détruire une partie des milliers de fusées que Hezbollah a accumulées durant des années. Pour atteindre ce but les commandants de l’armée sont prêts à mettre en danger les habitants des villes israéliennes qui sont exposées aux fusées. Ils pensent que le jeu vaut la chandelle, comme dans un jeu d’échiquier. [...] Quiconque comprend que cette campagne, soit à Gaza soit au Liban, a été planifiée par l’armée et imposée par l’armée»([4]).

 

Déjà vu. En 1954-55 Moshé Sharett raconte dans son Journal privé – comme le relate Livia Rokach – les innombrables provocations organisées par le pouvoir israélien dans le but de traîner les pays arabes au conflit: «Le terrorisme et la vengeance durent être glorifiés comme la nouvelle morale, et même comme les valeurs sacrées de la société israélienne... les vies des israéliens devaient être sacrifiées pour créer les provocations qui auraient justifié les représailles. Une propagande pressante et quotidienne, contrôlée par les censeurs, alimentait la population israélienne avec des images de la monstruosité de l’ennemi»([5]).

Gilad Atzmon (auteur et musicien né en Israël, où il a fait son service militaire, vit actuellement à Londres) écrit: «Israël ne réussira jamais à imposer sa dégoûtante notion unilatérale de “paix”. [...] Mais la réaction israélienne aux attaques militaires palestiniennes et Hezbollah est assez étrange. Bien que les militants palestiniens et Hezbollah aient au départ touché des objectifs militaires légitimes, la contre-offensive israélienne a été clairement dirigée vers des objectifs civils, infrastructures civiles, et a causé les massacres de masse dirigés contre une population innocente. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que ce n’est certes pas là la façon de vaincre une guerre ou affronter un type de combat particulier comme la guérilla. [...] Depuis la fin de la guerre froide, les choses ont changé. Israël n’est plus menacé par les États voisins, il est plutôt devenu évident en ces dernières années qu’en réalité c’est le peuple palestinien qui détruira à la fin le rêve d’un État hébraïque national. [...] Israël est une démocratie d’orientation raciale. Ses leaders sont engagés dans le maintient de leur pouvoir politique. [...] En d’autres termes, Peretz et Olmert doivent fournir au peuple israélien un glorieux spectacle de représailles impitoyables. Ils  doivent démontrer à leurs électeurs enthousiastes d’avoir parfaitement assimilé la véritable signification biblique de l’“Oeil pour oeil”. Face au massacre d’aujourd’hui à Beyrouth, il semble, de quelque façon, qu’ils aient essayé de donner au vieux dicton juif une nouvelle signification. Tout ravageur qu’il [le massacre] puisse paraître, c’est exactement ce que les israéliens veulent qu’ils [Peretz et Olmert] fassent. À l’intérieur de l’Israël “démocratique” l’exhortation biblique “lance ta furie contre les goyim” est traduite dans une pratique politique juive, pragmatique et laïque. Ce n’est pas seulement triste, c’est une véritable tragédie. Et je me demande s’il y a encore quelqu’un qui soit bouleversé par l’agenda de paix unilatérale israélienne»([6]).

 

Qui mieux que Avnery et Atzmon est placé pour oser avancer ces vérités? Israël, dans son projet messianique, a bien prouvé être capable des pires crimes contre même ses propres ouailles: n’aurait-on pas “suicidé” Livia Rokach dans la nuit entre le 31 mars et le premier avril 1984. Elle qui, fille d’Israël Rokach, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement de Moshé Sharett (1954-55), «ce qu’elle vit et vécut en Israël dans les milieux du pouvoir – écrit Maurizio Blondet – fit crouler tous ses rêves de renouvellement moral du judaïsme dans la terre promise. Elle ne voulut plus rien savoir du sionisme. Elle se transféra à Rome, où elle se présentait comme “écrivain italienne d’origine palestinienne”»([7]).

 

 

3. Dans quel état d’âme vivent les libanais aujourd’hui

 

Les libanais, du Liban et de la diaspora, sont en furie contre Israël. Tous, sauf bien sûr les “petits copains” de l’agresseur qui siègent au gouvernement et dans la soi-disant “majorité”. Mais les libanais en majorité ont compris que les représailles ne sont pas contre le Hezbollah, mais bien contre le Liban tout entier, son caractère, son âme, son unité, sa souveraineté.

Voici l’Appel lancé par RJLiban le 20 juillet 2006:

 

«Appel aux libanais, descendants de libanais et amis du Liban dans le monde

«Appel à la résistance libanaise - Hiroshima Liban

 

«Non, M. Chirac, non, M. Bush, non, dirigeants de ce monde, nous ne voulons pas de couloirs humanitaires, nous ne voulons pas d’évacuation, nous ne voulons pas de pitié. Le peuple libanais demande le Droit de vivre, l’arrêt des bombardements sur les civils et la levée du blocus sur l’aéroport international et les ports du Liban, notre pays, qui n’est pas hors-la-loi! Vous nous prenez en otage, vous décimez nos familles et nos villes, vous nous réduisez en chair à canon. Arrêtez! De quoi nous accusez-vous? D’avoir enlevé deux soldats ennemis? Le front du Sud existe encore, et nous avons le droit d’enlever des soldats pour demander la libération de dizaines de Libanais torturés dans les prisons israéliennes. Nous sommes fiers de notre pays, nous sommes fiers de notre peuple dans toutes ses composantes, nous sommes fiers d’avoir manifesté par millions en mars 2005 pour réclamer un Liban démocratique libéré des troupes syriennes qui détiennent encore des dizaines de Libanais torturés dans les prisons syriennes.

«Vous accusez le Hezbollah de terrorisme, vous inventez des mensonges, vous créez des raisons pour justifier l’agression barbare d’Israël contre notre pays. Non, le Hezbollah n’existait pas encore lors des attentats contre les armées française et américaine à Beyrouth en 1983, il n’a pas bombardé de civils israéliens lors de la grande résistance au Liban sud qui a permis de vaincre Israël en mai 2000, il n’a pas utilisé d’enfants israéliens comme boucliers humains. Vous rapatriez vos ressortissants pour pouvoir mieux nous massacrer, sous prétexte de vouloir détruire l’appareil militaire du Hezbollah. Vous plongez notre peuple dans un état général de psychose. Vous nous donnez un sursis avant la solution finale. Combien figure-t-il de combattants parmi les centaines de victimes tombées depuis une semaine ou sous les décombres de l’usine Candia Liban Lait?

«Peuples de bonne volonté, Libanais, descendants de Libanais et amis du Liban dans le monde, nous vous demandons de manifester, là où vous êtes, de prier, là où vous êtes, pour le peuple libanais en train d’être massacré, pour le Liban en train d’être détruit. Nos bourreaux vont donner encore une semaine à l’Etat hébreu pour transformer le Liban en nouveau Hiroshima. Mais, peuple du Liban, n’ayez pas peur, ne fuyez pas, continuez votre résistance, nous avons résisté déjà à 25 ans de guerre. Le Liban nous appartient. Vive le Liban!»([8]).

 

Au Liban, un seul mot d’ordre: «Tous unis contre l’envahisseur!».

Où se réfugient nos chiites du sud Liban? Ils trouvent refuge dans nos églises qu’on leur a fraternellement ouvertes, dans nos écoles, dans nos couvents, dans nos maisons etc.

Je connais personnellement des familles chrétiennes qui ont ouvert les portes de leurs propres maisons à leurs amis chiites. Les soeurs qui s’occupent de Caritas aident toutes les familles de déplacés. Un journaliste de France 2 demande à l’une d’elles: «Même les familles de Hezbollah?». «Toutes sans exception. Nous – répond la soeur – nous sommes tous libanais et aujourd’hui tout le Liban est bombardé et est en guerre. Aujourd’hui plus qu’avant nous sommes responsables les uns des autres, parce que la situation est plus tragique et décisive». Mes petites nièces (Juliette 13 ans, Marie-Claire 11 ans et Rita 10 ans), ainsi que beaucoup d’autres enfants de leur âge, accompagnés par leurs parents, vont chaque après-midi tenir compagnie aux enfants de réfugiés chiites et jouer avec eux.    

Beaux exemples de “divisions confessionnelles” et de “guerre civile”, n’est-ce pas?!

L’ancien premier ministre libanais Saëb Salam, sunnite, avait dit dans les années 80: «Laissez les libanais entre eux, ils s’étoufferaient d’embrassades!».

Israël connaît cette réalité. Pour cela il décide de bombarder des villes et des quartiers chrétiens où la milice Hezbollah n’a jamais eu de présence. Pourquoi? Afin de renverser la situation et pousser les chrétiens à se dresser contre le Hezbollah (jusqu’à peut-être prendre les armes contre lui), parce qu’il aurait été la “raison” de tant de destructions au Liban.

Mais cette fois-ci Israël hallucine. Non seulement le jeu n’a pas réussi, le jeu cruel des destructions et des massacres sans fin. Mais bien au contraire, la très grande majorité du Liban s’est soudée autour du combat du Hezbollah contre les bêtes immondes israéliennes – imbibées et patiemment “éduquées” à la haine par le magistère de barbarie et de crime de l’halakhah talmudique – qui détruisent et tuent mon Liban et qui, sur leurs fronts, ne portent que le sceau de Caïn.

Et quelques journalistes commencent à en avoir ras-le-bol d’avoir la bouche muselée.

En effet, très timidement, quelques petites misérables nouvelles sur la disproportion monstrueuse de l’usage israélien de la force commencent à filtrer. Résultat: juste très près de l’immeuble, à Baabda, occupé exclusivement par les journalistes du monde qui se trouvent au Liban pour leur mission, des bombes israéliennes sont tombées la nuit du jeudi 20 juillet. Sur le toit de cet immeuble il était écrit en grandes lettres: «Presse».

Qu’a-t-on compris de cette histoire? «Journalistes, attention, prenez  garde à votre muselière!».

N’est-ce pas du déjà vu? Où? En Irak, durant la guerre en 2003, les américains expédièrent leurs bombes directement sur l’hôtel où se trouvaient tous les journalistes.

À l’époque Lilli Gruber, journaliste italienne de Rai 1 qui se trouvait en Irak comme correspondante (aujourd’hui députée européenne, beau butin de guerre!), avait tonitrué, criaillé, tempêté au début; mais immédiatement après, elle est rentrée dans le rang.

Ces journalistes, faux prophètes du jour, à quand la vérité, à quand l’indépendance et la droiture?

En Israel les mass-medias (“révisionnistes” eux aussi?!) avancent que le nombre de morts au Liban serait fort probablement gonflé.

Mais comment, eux dont les morts (et leur nombre) seraient intouchables, se prêtent maintenant à ce jeu honteux et cynique sur le compte des morts d’autrui? Y a-t-il des morts de première et de dernière classe? Y a-t-il un sang “élu”: juif, et un sang méprisable: notre sang à nous, les non-juifs, les goyim, qu’on pourrait verser sans aucun scrupule ni limite?

Pour un certain rabbinat, pour l’halakhah talmudique et sioniste et pour la “pureté des armes” juives, évidemment oui!([9]).

Cela est d’ailleurs confirmé par les paroles du misérable John Bolton, digne ambassadeur américain à l’Onu, selon lequel entre victimes libanaises et victimes israéliennes il n’y aurait aucune comparaison possible: «sur le plan moral, il n’y aurait aucune commune mesure entre ceux qui meurent au Liban [...] et ceux qui meurent en Israël [...]»([10]).

 

«Souffrir purifie l’âme et la rend plus sage et plus clairvoyante», dit saint Jean de la Croix.

Mais leurs souffrances à eux, ces prétendues éternelles “victimes” de tout le monde, que leur ont-elles appris? À les rendre plus injustes, rancuniers, hideux, haineux? Si vrai est qu’ils aient tant souffert, comment peuvent-ils causer tant de souffrances aux autres?

 

 

4. Dans quelle situation se trouve Israël aujourd’hui?

 

Israël est insatisfait de l’effet produit sur l’opinion publique israélienne et internationale.

Samedi 22 juillet: en Israël, manifestation d’israéliens dénonçant les «crimes contre l’humanité» commis par l’armée israélienne au Liban. On lisait entre autres sur des banderoles: «Arrêtez les crimes d’Israël!». Longue vie aux justes  et courageux juifs en furie contre leur État criminel!

Mais aussi parmi les israéliens qui appuient la guerre contre le Liban, l’opinion est désorientée et le moral est au plus bas. Il n’est pas nécessaire en effet d’être un génie militaire ou un expert d’études stratégiques pour s’apercevoir que cette guerre est en train de mal tourner pour le Tsahal! J’ai la nette impression que ces misérables soldats hébreux sont plus braves en actions criminelles (par exemple l’usage d’armes interdites, le bombardement de civils, l’assassinat de désarmés, la torture de prisonniers etc.) qu’en actions de combat.

Car pour une bonne guerre il ne suffit pas seulement de se munir d’armes hypersophistiquées, mais urge surtout de disposer d’hommes qui soient des combattants véritables. Et franchement, comme qualité d’hommes de combat, l’armée israélienne fait peine.

Malgré les apparences, Israël ne gagne nullement du terrain sur l’opinion publique internationale, nonobstant la lâcheté de tous les gouvernements d’Europe surtout, qui ne demandent pas encore et n’imposent pas, ouvertement et virilement, le cessez-le-feu et l’arrêt de l’agression contre le Liban. J’ai vu par exemple à le télévision – dimanche 16 juillet, sur Rai 3 – des rapatriés italiens, de souche italienne, pleurer pour le Liban et dénoncer la barbarie israélienne. Honneur à eux. Et honneur à tous les étrangers – et il y en a! – qui ont choisi de rester au Liban. Cela peut sembler paradoxal: ils ont préféré “la vie” à la culture de mort qu’ils ont dans leurs pays d’origine (avortement, euthanasie, pédophilie, mariages homosexuels, adoption d’enfants par des couples homosexuels...).

 

Fidèle à ses options criminelles, Israël serait capable d’organiser et de fabriquer n’importe où (en Europe? aux États-Unis?) un grand acte de terrorisme afin de détourner l’attention sur les massacres perpétrés au Liban (autant qu’en Palestine), légitimer Israël à multiplier partout ses massacres et pillages, et faire battre les tambours du monde pour la guerre contre le terrorisme “islamique”.

La suite des guerres nationales-sionistes usraéliennes dépendrait des réactions possibles: d’une part celles des gouvernements, d’autre part celles des peuples.

Les réactions des gouvernements d’Europe et du monde, là-dessus Israël est tranquille: quelques miaulements et gesticulations hypocrites, comme toujours, et rien d’autre. Car tous connaissent la provenance de la vraie menace terroriste (et la craignent): Israël et la pègre nationale-sioniste qui gère actuellement le régime israélien et en même temps l’administration américaine.

 

Celles des peuples du monde occidental pourraient par contre donner  bien d’ennuis à Israël, vu que sur les peuples et certains rares médias, Israël n’a pas encore réussi à faire régner l’hébétude sauvage qu’il souhaite et qu’il promeut au moyen de ses Shylock et de ses argentiers. 

Une majorité d’européens a bien perçu qu’Israël représente